La commune d’Atakpamé, la GIZ et les acteurs locaux se mettent ensemble pour mieux communiquer autour des services de l’Etat Civil


By Tony Ayémissou

Amener les acteurs à s’accorder sur un plan opérationnel d’information et de sensibilisation de la population en vue d’un changement de comportement en matière d’Etat civil, tel est l’objectif poursuivi par la commune d’Atakpamé à travers un atelier de concertation avec les ONG, les CDQ, la chefferie traditionnelle, les médias, tenue les 3 et 4 juillet 2018.

Cette activité rentre dans le cadre du Programme Décentralisation et Gouvernance Locale (ProDeGoL), cofinancé par le Ministère Fédéral Allemand de la Coopération Economique et du Développement et l’Union Européenne et mise en œuvre par la GIZ.

"Cet atelier vient appuyer la rencontre sur les actes d’état civil organisé en janvier dernier qui nous a permis d’élaborer un plan de communication et donc pour la mise en œuvre de ce plan, il est important d’impliquer les différents acteurs intervenants dans ce domaine, d’où l’importance de la rencontre d’aujourd’hui", a souligné Kiki Roukya GERALDO, chargé de communication à la Mairie d’Atakpamé.

Durant 48h qu’a duré l’atelier, les participants ont suivi différents modules, notamment sur l’importance de l’état civil, l’effort de modernisation de l’état civil par la mairie d’Atakpamé, la communication et le changement de comportement, la planification intégrée de communication, sous la facilitation générale de M. AWUTE Modeste.

 Lors des travaux de groupe les participants ont ensemble identifié les raisons qui expliquent les problèmes relatifs à l’établissement des actes civils dans la commune, réfléchi sur les besoins d’information de la population en matière d’Etat Civil. Des actions d’information de la population ont été proposées ainsi que des messages de sensibilisation.

"Il est constaté que dans la commune d’Atakpamé que beaucoup d’enfants n’ont pas d’actes de naissances. En dehors de ça, il y a des actes de naissance qui sont établis dans le service d’état civil de la commune, mais que les parents ne viennent pas retirer. Tout cela pose un gros problème tant pour l’administration que pour les enfants qui sont en train de devenir des enfants fantômes. Alors il faut qu’on trouve des stratégies pour faire en sorte que chaque enfant qui naisse qu’on puisse le déclarer, qu’on puisse établir un acte de naissance à cet enfant là pour que demain qu’il puisse fréquenter librement, avoir accès à tous les services de l’Etat et évoluer normalement dans sa vie", a déclaré Modeste AWUTE, Expert national, facilitateur principal de l’Atelier   

 Pour Mme ALOGNON-ODJO Béatrice, Assistante Sociale à SOS Village d’Enfants, Programme d’Atakpamé cette rencontre est très importante pour elle, surtout qu’elle travaille avec les enfants. "L’acte de naissance est un droit fondamental pour l’enfant et ce droit lui a été reconnu par le Code de l’Enfant et le Code des Personnes et de la Famille. Donc c’est important que les parents sachent l’importance d’établir un acte de naissance à un enfant. Nous sommes avec les communautés et c’est notre devoir de les interpeler, de les sensibiliser à cet effet" ; a-t-elle martelé.

La rencontre a été officiellement ouverte par le Président de la Délégation spéciale de la commune d’Atakpamé Kassègnè ADJONOU, avec à ses côtés, Ayao Mawuli AGBAGNON, Conseiller Technique National Junior, de ProDeGoL.

On notait également la présence de la Conseillère Nationale de ProDeGoL, Eliane A. TETE, Epse AYI-FOLI, responsable du bureau d’Atakpamé.

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