La commune d’Atakpamé, commémore avec l’appui de la GIZ, les 70 ans de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.


Photo de groupe_JDUDUH_Atakpamé_GIZ

par Tony Ayémissou

En vue d’instruire la population de la commune d’Atakpamé sur les implications juridico-sociales du non enregistrement des faits d’état civil (naissance, mariage et décès),  une rencontre de causerie débat a été organisée ce mardi 05 février 2019 à par la commune d’Atakpamé, à travers son service d’Etat Civil avec l’appui de la GIZ, à travers le Programme Décentralisation Gouvernance Locale, ProDeGoL, financé conjointement par la Coopération Allemande (BMZ) et l’Union européenne (UE).

Organisée dans le cadre de la commémoration des 70 ans de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, DUDH, cette activité vise à susciter auprès de la population de la commune, l’engouement dans l’enregistrement des faits d’état civil (naissance/mariage et décès).

table d'honneur JDUDH_70 ans_Atakpamé-GIZ

A l’ouverture, la Conseillère Technique National Junior (GTNJ) du ProDeGoL bureau Atakpamé, a présenté le contexte de l’activité et souhaité que les participants présents, deviennent des acteurs engagés dans la mobilisation sociale autour de cette thématique de l’Etat civil. Le discours d’ouverture officielle a été prononcé par Essahanam PINIZI, Secrétaire Général de la Mairie, représenté le Président de la Délégation Spéciale de la Commune d’Atakpamé. Il a par ailleurs souhaité une bonne séance aux participants tout en les invitant à prêter une oreille aux communications. On notait également dans la salle, la présence de la Conseillère Technique Nationale de ProDeGoL, Eliane TETE.

Président du Tribunal d'Atakpamé_M. BALOUKI

La causerie a été animée par le Magistrat Jean Djoua BALOUKI, Président du tribunal d’Atakpamé. Il s’est basé sur les instruments juridiques internationaux et nationaux de protection des droits de l’Homme en général, de la femme et des enfants en particulier. Au nombre de ces instruments, on peut citer entre autres,  la convention relative aux droits de l’enfant (CDE), la charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant (CADBE), le code des personnes et de la famille (CDF), la Convention sur l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF) et bien évidemment , la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH). L’orateur a fait ressortir l’importance de ces actes civils, en s’appuyant sur l’article 15.1, qui stipule que chaque individu a droit à une nationalité qui ne peut être établie qu’à travers l’enregistrement des actes de naissances des enfants. Fondamentalement, il contribue à identifier chaque individu vivant sur un territoire donné, aide à servir les intérêts des individus (accès à l’école, aux institutions financières, aux services et bénéfices assurances, aux héritages, bénéficiaires des projets) et ceux de l’Etat (données statistiques de différents secteurs existants, prise en compte dans les planifications de développement, etc.) et de son administration (dossiers scolaires des enfants, allocations familiales, primes d’ancienneté, avantages veuvages, couvertures assurances et autres.).

BALOUKI, a enfin fait ressortir les conséquences que pourraient entrainer la non déclaration des faits d’état civil et la disposition d’actes d’état civil.

A la suite de la communication, les acteurs présent dans la salle ont massivement réagit en posant des questions d’éclaircissement sous la modération de Kiki GERALDO, Chargée de Communication à la Mairie d’Atakpamé.

La troupe Les Mabassadeurs de Vies d'Atakpamé

Précisons que la causerie débat a été retransmise en direct sur les radios locales Maria Virgo Potens et Excelsior, ce qui a permis aux auditeurs de la commune et de ses environs de vivre en direct l’événement et également de bénéficier des informations données par l’exposant.

Au menu des activités de cette journée, les participants ont droit à un sketch représenté par les enfants de la compagnie théâtrale, les Ambassadeurs de Vies d’Atakpamé, sur l’importance des actes de naissances, de mariage et de décès. Un sketch présenté avec beaucoup de l’art et qui a fortement impressionné l’assistance.

 Les participants ont à la fin évalué l’activité. Ils ont unanimement  salué l’initiative et ont émis le vœu que des rencontres pareilles s’organisent régulièrement afin de leur permettre d’avoir plus d’informations sur les pièces d’état civil.

La séance a été clôturée par le Secrétaire Général de la Mairie, M. PINIZI, qui a invité les participants à vulgariser les acquis de la rencontre tout en leur souhaitant un bon retour.

  

 

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